#QE : Pour 0 nouvelle contamination VIH

Published by

on

La France a pris beaucoup de retard dans la lutte contre le VIH et n’a pas encore atteint les objectifs fixés par le programme commun des Nations unies sur le VIH (ONUSIDA). Pourtant, construire un monde sans nouvelles contaminations au VIH ne dépend que de la volonté politique. J’interpelle la ministre de la santé.

La question

« M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de progrès du pays dans la lutte contre l’épidémie de SIDA. En effet, la France fait pâle figure. L’engagement pris auprès de l’ONUSIDA (90 % de connaissance du statut sérologique, 90 % d’accès à un traitement antirétroviral durable, 90 % de charge virale supprimée pour les personnes sous traitement) pour 2020 n’est toujours pas respecté. D’autant qu’en 2025, la France est tenue par un objectif plus ambitieux de 95-95-95, condition nécessaire en vue d’enrayer l’épidémie. Les politiques récentes vont à rebours de cette exigence. Invisibilisation du VIH dans le discours public ; gavage des laboratoires pharmaceutiques qui développent des thérapies innovantes hors de prix ; attaques contre l’aide médicale d’État qui enraye la propagation de l’épidémie et sauve des vies ; multiplication des déremboursements et des restes à charge interdisant à des milliers de personnes l’accès correct aux soins, autant de décisions gouvernementales qui encouragent les nouvelles contaminations et propagent ainsi l’épidémie. Les connaissances scientifiques, les avancées médicales et les moyens techniques sont pourtant disponibles. Construire un monde 0 nouvelle contamination repose sur une seule volonté politique. Aussi M. le député demande-t-il à M. le ministre dans quels délais il atteindra l’objectif 95-95-95 de l’ONUSIDA et par quel grand plan national de dépistage. Comment celui-ci atteindra-t-il les personnes particulièrement exposées (précaires, migrantes, incarcérées, usagères de drogues, pratiquantes de chemsex par exemple) dont un grand nombre ignorent leur propre statut sérologique ? Il lui demande enfin quelle est son opinion sur le transfert des politiques de lutte contre les drogues du ministère de l’intérieur vers le ministère de la santé, afin de remplacer les obsessions répressives par une politique de prévention. »

Laisser un commentaire