La marie de Toulouse a décidé de saboter la dernière édition du festival de musique gothique occitan Setmana Santa, en annulant le concert de clôture le 8 décembre dernier, suite aux protestations d’un catholique intégriste. J’interpelle la ministre de la Culture face à cette censure insensée.
La question
« M. Hadrien Clouet appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le rétablissement du délit de blasphème et des pratiques de censure culturelle par la mairie de Toulouse. Depuis 2019, un festival de musique gothique occitan se tient chaque année à Toulouse pendant une semaine entière. Au cours de ce festival, une multitude d’artistes croisent les styles et les genres. Musique (du post-punk à la coldwave en passant par le dark folk), projection documentaire, peinture, photographie, sculpture… Il y en a pour tous les goûts, afin de présenter l’avant-garde de la scène dark française. Le public est au rendez-vous, car les différentes performances ne désemplissent pas et rassemblent au total des milliers de personnes. Toutefois, la mairie de Toulouse s’est efforcée de saboter l’édition 2024 en annulant le concert de clôture, prévu le dimanche 8 décembre dans l’église déconsacrée du Gesù, quartier des Carmes. Il aura suffi de la protestation insignifiante d’un catholique intégriste pour offrir à la mairie cléricale de Toulouse le prétexte qu’elle cherchait et retirer la mise à disposition de cet espace public au dernier moment. M. le député se demande depuis quand les catholiques intégristes pilotent l’action publique culturelle et disposent d’un droit de veto sur des évènements artistiques. Il lui demande si elle envisage de condamner de telles décisions et de rappeler son attachement à la liberté de création et de performance dans le cadre de la loi et si le festival Setmana Santa bénéficiera de l’appui du ministère pour son édition 2025, face aux censeurs. »


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