Pouvoir d’achat : contre les escrocs, le Nouveau Front Populaire !

Published by

on

Le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français. La macronie fait donc semblant de s’y intéresser… car il y a des élections ! Après 7 ans au pouvoir, aucun résultat concret, sauf pour les 500 plus grandes familles qui ont accumulé 1000 milliards d’euros – 6 mois de revenu national, de notre travail, volé ! Comment ? Notamment par l’inflation qui nous a forcé à financer des superprofits et des superdividendes.

Le RN quant à lui, dont les propositions varient en fonction des sondages, propose des mesures totalement inefficaces. Regardons concrètement l’impact des trois programmes sur le panier de course. Le RN veut baisser la TVA pour les produits de première nécessité, et augmenter les primes attribuées par les employeurs qui seraient exonérées de cotisations sociales. La macronie quant à elle entend augmenter la possibilité pour les entreprises de verser des primes complétement exonérées et défiscalisées.

Revenus : augmenter les salaires ou payer nous-mêmes notre augmentation ?

Grosse convergence entre la macronie et l’extrême droite : ne pas toucher aux salaires et compter sur la bonne volonté de l’employeur. Le tout, en diminuant les ressources affectées à la protection sociale, c’est-à-dire les cotisations sociales, qu’ils aiment tant appeler « charges patronales ». Il y a deux biais terribles dans cette logique.

« La cotisation sociale est une mise en commun qui sert à protéger tout le monde »

Le premier est de considérer que la cotisation sociale n’est qu’une confiscation de la valeur : or, il s’agit en réalité d’une part de salaire socialisée, mise en commun, qui sert à protéger tout le monde. En cas de maladie, d’accident du travail ou de la vie, de situation de chômage, ou pour la retraite, chacun est assuré de ne pas basculer dans la misère car il a connu un accident de parcours. Sans cotisations, on paierait les médicaments 40€ la boîte, on devrait verser 300€ par jour à l’hôpital et compter sur sa famille pour survivre à l’âge où l’on ne peut plus travailler. Et c’est efficace : une indemnisation du chômage digne permet d’éviter tout dumping entre chômeurs et salariés. Avant l’indemnisation, le patronat remplaçait les salariés par des chômeurs payés 2 fois moins !

Le deuxième : ce serait la protection sociale qui empêcherait l’embauche et l’augmentation des salaires par des prélèvements dissuasifs. C’est pourtant l’inverse. Grâce aux cotisations, le patronat est assuré de trouver des salariés en bonne santé et formés ! C’est donc dans son intérêt qu’on le fait payer.

« La première charge des petites entreprises… c’est le coût du capital ! »

Mais aujourd’hui, la première charge des petites entreprises… c’est le coût du capital ! Car lorsqu’un petit patron verse un salaire, il crée un consommateur pour lui ou les boutiques d’à côté. Alors qu’en payant une facture d’électricité à un grand groupe, en payant un loyer exorbitant au centre-ville de Toulouse, en souscrivant un emprunt 3 fois plus cher que la multinationale reçue dans la même banque, il alimente des dividendes directement aspirés sur les marchés financiers. S’y ajoute les logiques féodales des grands groupes qui exploitent les petites entreprises comme sous-traitantes en comprimant leur rémunération et qui gèlent les salaires, privant ainsi le fleuriste, la boulangère, le PMU, de clients qui viendraient consommer.

Le résultat est flagrant : la part des salaires dans la valeur ajoutée est passée de 74% en 1982 à 65% en 2022. C’est-à-dire que sur 1€ produit, il n’y a plus que 65 centimes de salaire au lieu de 74 ! Au niveau national, ce sont 252 milliards d’euros évaporés, 9000€ par salarié par an !

« La prime maintient un rapport malsain de concurrence entre salariés. »

Les logiques de prime sont néfastes. En premier lieu, elles ne sont pas un droit, contrairement au salaire : elles sont laissées à la discrétion de l’employeur, qui peut du jour au lendemain la supprimer, la réduire, l’attribuer à certains plutôt qu’à d’autres. La prime maintient un rapport malsain de concurrence entre salariés.

En second lieu, les primes ne tiennent jamais compte de l’inflation. Si les prix augmentent de 6% sur l’année, et que vous obtenez une prime de 5%, vos revenus seront encore insuffisants non seulement sur le long terme (absence de salaire différé) mais également sur le court terme, puisque vous perdez 1% de pouvoir d’achat.

Le Nouveau Front Populaire remet les choses à l’endroit. Nous augmenterons immédiatement les salaires par la hausse du SMIC (pour les plus petits) et indexerons les salaires sur l’inflation (pour les moyens). Sur les conséquences vertueuses d’une telle indexation, nous avons même produit une note à l’Institut La Boétie !

Consommation : bloquer les prix ou croiser les doigts ?

Silence radio du camp présidentiel, qui propose… une future baisse de 15% des factures d’énergie, après les avoir augmentées de 40% ! Le futur ancien Premier ministre, Gabriel Attal ne détaille pas sa mesure, mais on connaît son bilan européen : la dérégulation du marché de l’énergie.

« Baisser la TVA va juste permettre aux grands groupes d’empocher une marge plus grosse, grâce au RN. »

Le Rassemblement National a choisi quant à lui la pensée magique : une réduction de la TVA sur les produits de première nécessité. Or, la TVA est à taux unique. Une baisse rapporte plus en euros aux riches ! Exemple d’une baisse de 1 point de TVA : un salarié au SMIC qui dépense 200€ gagne 10€, alors qu’un cadre dirigeant qui dépense 2000€ y gagne 100€. La Cour des comptes a confirmé en 2022 que la TVA ne constitue pas un outil efficace de progressivité socio-fiscale, interdisant de cibler les ménages pauvres.

En outre, les récentes crises nous ont bien démontré que les baisses de TVA ne sont jamais répercutées sur le prix. Qui a vu une baisse des prix des restaurateurs quand la TVA a diminué ? La révolte paysanne du printemps l’a rappelé : le prix de l’alimentation a pris 20%… alors que les producteurs étaient payés 10% de moins ! Baisser la TVA va juste permettre aux grands groupes d’empocher une marge plus grosse, grâce au RN, toujours du côté des profiteurs qui se gavent. En définitive, ce système aboutirait en une mesure inefficace pour le pouvoir d’achat, une mesure qui priverait la collectivité de ressources fiscales, une mesure qui permettrait l’enrichissement sur notre dos des super riches.

« Le Nouveau Front Populaire est le seul bloc qui prévoit la hausse des salaires »

Face à la crise inflationniste, notre Nouveau Front Populaire propose deux mesures. La première est l’indexation des salaires sur l’inflation. Dès lors, industrie et grande distribution n’auraient aucun intérêt à l’augmentation des prix, qu’ils devraient répercuter sur leurs salariés. C’est le cas en Belgique ou au Luxembourg. La seconde est le blocage des prix excessifs, comme l’autorise le Code du commerce, et comme nous l’avons fait lors de la crise du Covid-19 avec le gel hydroalcoolique. Il est l’heure de l’appliquer à l’énergie, aux carburants et à l’alimentation. La troisième est la création temporaire de prix planchers, tant au niveau de la production que de la consommation. Cette méthode est en vigueur… en Amérique du Nord ! Par cette mesure, nous pourrions garantir un revenu rémunérateur au producteur, un prix d’achat juste pour les ménages, tout en maintenant un niveau de marge largement suffisant pour les intermédiaires.

Le Nouveau Front Populaire est donc le seul bloc qui prévoit la hausse des salaires, pour relancer la consommation, et le blocage des prix des produits de première nécessité. Tout cela ne mettra à contribution que les plus grands actionnaires et redistribuera les superprofits accumulés depuis 2020 en toute impunité. C’est urgent, car en face, le RN et la macronie tentent d’en profiter pour signer un nouveau chèque cadeau aux grands monopoles privés. Au moins, on sait pour qui chacun travaille. Utile rappel à 48h du vote !

Conseil de lecture pour ce week-end : le programme de rupture du Nouveau Front Populaire !

Laisser un commentaire